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QUELQUES NOUVELLES DE LA MARINE

  • 26 avr. 2019
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  • Catégorie : Actualité générale de l'Alliance Navale
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  • Auteur : Association AEN
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QUELQUES NOUVELLES DE LA MARINE


****Journée du marin 2019**** :

En 2019, la date retenue pour la journée du marin est celle du 22 mai.

Pour la 7ème année consécutive, chaque unité de la marine, à terre comme en mer, est incitée à organiser un événement auquel peuvent être associés les familles, les réservistes, les anciens marins ou les militaires des autres armées. Un événement convivial autour des valeurs de la marine.

Pour mémoire, la journée du marin est organisée chaque année le mercredi le plus proche du 21 mai, date choisie en référence à l’épopée de l’amiral de La Pérouse en mer du Japon en 1787 et à la découverte de l’ile Chejubo et du détroit de Corée. L’amiral de La Pérouse fut à la fois un explorateur, un chef reconnu au combat, un marin illustre qui a donné sa vie pour son pays : il incarne donc les plus belles vertus du marin

Plus d’informations à venir.


Quelques éléments d’actualité

·USNS Kanawha : évacuation médicale en Océan Indien pour le Latouche-Tréville.

Le 8 avril 2019, la frégate Latouche-Tréville, en mission CTF 150, a procédé à l’évacuation sanitaire d’un marin civil américain de l’USNS Kanawha, pétrolier ravitailleur avec lequel il avait effectué avec succès un RAM (ravitaillement à la mer) la veille.

Le marin avait présenté le matin de violentes douleurs thoraciques et abdominales. Après une prise en charge à bord du Kanawha par son infirmier, une évacuation médicale (MEDEVAC) avait été demandée aux alliés présents sur zone.

Le Latouche-Tréville  se trouvait alors à 40 minutes de vol du Kanawha et a immédiatement proposé son soutien, aussi bien au médical que logistique. Grâce à la mise en œuvre rapide de l’un des deux hélicoptères Lynx par le détachement aéronautique présent à bord, le médecin du bord a pu rallier le « Kanawha » et porter secours au marin. Après une première évaluation médicale à bord du Kanawha, le médecin a estimé que des examens complémentaires étaient nécessaires avant une évacuation vers l’hôpital le plus proche. Le marin a donc été transféré du Kanawha  vers le Latouche Tréville puis pris en charge à l’infirmerie du bord par le binôme médecin-infirmière, renforcé par une interne du service de santé des armées qui aura fait, à cette occasion et brillamment, ses « premières armes ».

Après 2 heures 30 de prise en charge médicale, le marin a pu être évacué à 20 heures vers l’hôpital de Salalah, situé à deux heures de vol, en limite de portée. Il a été pris en charge sur place et sa vie n’est plus en danger. Le Lynx n’est revenu à bord que le lendemain matin, après une nuit sur le tarmac omanais.

Tout l’équipage a été sollicité pour la bonne réalisation de cette manœuvre, qui a peut-être permis de sauver une vie : le CO (Central Opérations) a permis l’organisation opérationnelle de la MEDEVAC ainsi que les échanges entre les différentes unités et commandements ; la passerelle a permis, par le meilleur positionnement du bâtiment, l’optimisation des temps de transfert ; le service Machines a assuré le bon fonctionnement de la propulsion ; le secteur Flotteur a fourni des équipiers pour le brancardage du patient en renfort des brancardiers désignés ; le détachement aéronautique a réalisé la mise en œuvre rapide et sûre du Lynx ; le BSC (Bureau Service Courant) a assuré la sécurisation des zones lors du brancardage ; l’équipe médicale élargie a su prendre en charge le patient et le conditionner pour une évacuation rapide vers la structure de soins adaptée ; le service Commissariat a assuré le soutien logistique, à bord et à terre.

Une évacuation médicale requiert un haut degré de coordination à tous les niveaux, entre différents métiers. Au bilan, ce sont tous les marins du Latouche-Tréville qui ont participé directement ou indirectement, mais toujours avec professionnalisme et rigueur, au bon déroulement de cette opération.


·Première interaction à la mer avec les patrouilleurs de Papouasie Nouvelle-Guinée

A l’issue de son escale de Rabaul, le BSAOM D’Entrecasteaux a réalisé un passex au large de l’île de Manus avec le nouveau patrouilleur de la marine de Papouasie Nouvelle-Guinée (PNG), le HMPNGS Ted Diro.

Après une première journée où une partie de l’équipage s’est rendue sur le Ted Diro pour briefer les exercices et découvrir le fonctionnement et les spécificités techniques de ce nouveau patrouilleur, deux journées à la mer ont permis de réaliser des exercices conjoints et de confronter les savoir-faire de la France et de la Papouasie Nouvelle-Guinée.

Les exercices réalisés ont permis de s’entrainer sur des domaines variés dans la manœuvre, la navigation, le tir et la formation d’équipes de visites pour faire face aux activités illicites en mer. Des échanges de personnel ont permis aux marins de découvrir les deux bâtiments et d’échanger sur les procédures propres à chaque marine.

A cette occasion, le BSAOM a accueilli à bord l’Ambassadeur de France en Papouasie Nouvelle-Guinée, son excellence monsieur Philippe Janvier-Kamiyama. Il a ainsi partagé le quotidien de l’équipage pendant 5 jours et a pu découvrir les manœuvres effectuées entre les deux marines.

L’interaction s’est terminée par un repas officiel à bord en présence de Monsieur l’ambassadeur de France en PNG, l’attaché de défense non-résident et les commandants de la base navale de Lombrum et du HMPNGS Ted Diro.

Le D’Entrecasteaux fait désormais route vers Cairns en Australie.


·Deux bâtiments brestois participent à l'entraînement JOINT WARRIOR

Entre le 29 mars et le 15 avril 2019, le PHM (patrouilleur de haute mer) PM L’Her et le CMT (chasseur de mines tripartites) Andromède ont participé à l’entraînement Joint Warrior 19.1 regroupant 15 nations alliées et partenaires de l’OTAN au large de l’Écosse.

Intégré au Task Group 606.1, le patrouilleur de haute mer a navigué en force aux côtés de bâtiments danois, américains, norvégiens et hollandais. Il a tout d’abord conduit une phase d'exercices dits "sérialisés", c'est à dire planifiés puis une phase d’exercices inopinés. Tous les domaines de lutte ont étés testés (défense aérienne, lutte sous-marine, asymétrique, cyber, tir...) pour valider la bonne intégration aux réseaux de communication par exemple, l'interopérabilité des unités et le respect de la sécurité dans l’action.

Pendant 12 jours, l’équipage de l’Andromède a, quant à lui, travaillé en étroite collaboration avec 4 chasseurs de mines britanniques et a profité des nombreux moyens mis en œuvre pour s’entraîner et pousser aussi loin que possible le réalisme dans les exercices de lutte contre des menaces asymétriques.

L’ensemble des chaînes fonctionnelles du bâtiment ont été sollicitées. La passerelle a conduit des navigations exigeantes au plus près des côtes, la machine a assuré sans faille le bon fonctionnement de ses installations, les plongeurs ont conduit avec professionnalisme des plongées jusqu’à 50 mètres et le secteur info a, grâce à une veille attentive, permis de trouver 7 mines d’exercice dont 2 furtives.

Au bilan, les équipages ont, durant ces deux semaines, mis en œuvre leur savoir-faire, améliorer leurs compétences et se sont préparés au mieux pour les prochaines missions opérationnelles qui leur seront confiées.


·La mission Jeanne d’Arc aux côtés de la marine sud-africaine

Après les opérations menées en océan Indien, le groupe Jeanne d’Arc a passé le cap de Bonne Espérance et navigue actuellement en Atlantique. L’occasion pour le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre et la frégate La Fayette de naviguer aux côtés de la South African Navy.

Le Tonnerre et le La Fayette ont quitté la ville du Cap le 19 avril après une escale qui a permis de ravitailler les deux bâtiments. Une fois le large regagné, le groupe Jeanne d’Arc 2019 a été rejoint par le chasseur de mines Umzimkulu de la marine sud-africaine avec lequel ils ont effectué des exercices d’évolutions tactiques de navigation.

Cette action en mer est venue compléter les échanges déjà organisés entre les deux marines durant l’escale qui avaient notamment permis de faire partager le retour d’expérience du Tonnerre après les opérations au Mozambique, où la marine sud-africaine se rendra dans quelques semaines.

Cette nouvelle action vient renforcer la coopération entre les deux marines. C’est aussi une opportunité pour les officiers-élèves, alors en passerelle, de continuer leur formation et de développer leurs compétences dans le domaine de la navigation en groupe.


·Travaux d’hydrographie et coopération en Guinée-Equatoriale pour le BH Laplace 

Déployé depuis janvier dans le golfe de Guinée pour la mission hydrographique ZMATO 2019 (Zone Maritime Atlantique Orientale), le bâtiment hydrographique (BH) Laplace, mis à disposition du Shom pour effectuer des travaux hydrographiques, a rejoint la Guinée-Equatoriale pour y mener, pendant près d’un mois, deux levés hydrographiques.

La Guinée-Equatoriale s’étend sur une partie continentale avec comme ville principale Bata et une partie insulaire comprenant l’île de Bioko où se situe la capitale Malabo. Riche en ressources naturelles, la Guinée-Equatoriale a récemment développé ses infrastructures portuaires afin d’en adapter la capacité à ses ambitions économiques. Il était donc nécessaire de mettre à jour les cartes marines de navigation éditées et entretenues par le Shom et les connaissances hydrographiques de ces eaux.

Du 9 mars au 8 avril 2019, le Laplace a ainsi œuvré aux relevés hydrographiques, tout d’abord dans le port de Malabo et ses approches immédiates, puis dans celui de Bata.

Avec les vedettes hydrographiques embarquées Goéland et Guillemot, des levés de la nature et de la profondeur des fonds marins ont été effectués par les hydrographes du Shom (GHOA - Groupe hydrographique et océanographique de l’Atlantique).

Les profils suivis par les vedettes permettent de détecter d’éventuelles anomalies, telles que des épaves ou des obstructions à la navigation.

Ces relevés sont réalisés puis traités par les hydrographes, dans un premier temps à bord du Laplace, puis à terre dans les locaux du GHOA à Brest. Les hydrographes du GHOA ont également créé à terre un nouvel observatoire de marée à Bata, en implantant six repères dans le sol afin de créer un « référentiel » qui permettra de conserver dans le temps le zéro de réduction des sondes.

Cette présence de longue durée au large des côtes de la Guinée-Equatoriale a aussi été mise à profit pour favoriser les échanges avec l’Ecole Navale à Vocation Régionale (ENVR) de Bata où trois marins français sont affectés comme cadres au titre de la coopération. Chaque jour à bord du Laplace les élèves-officiers venus de toute l’Afrique ont été accueillis pour se former.


·Le Latouche-Tréville en CTF150

La frégate Latouche-Tréville, partie de Brest le 25 février dernier pour un déploiement de longue durée en océan Indien, a passé le canal de Suez à la mi-mars, pour la première fois depuis 14 ans.

Depuis son passage sous le contrôle opérationnel d’ALINDIEN, le Latouche-Tréville est placé en soutien de la Combined Task Force 150 (CTF150). Cette task force internationale, sous commandement tournant, actuellement canadien, est chargée de s’attaquer aux sources du financement du terrorisme comme le trafic d’armes ou de drogues.

À la suite des frégates La Fayette et Cassard, le Latouche-Tréville apporte son concours à cette opération en patrouillant dans le golfe d’Aden et la mer d’Arabie. La présence à son bord de deux hélicoptères Lynx de la flottille 34 F lui permet de couvrir une large zone pour repérer tout navire susceptible de se livrer à des activités illicites.

Cette coopération entre moyens aériens et navals a permis au bâtiment de procéder à plusieurs enquêtes de pavillon sur des boutres. Ces enquêtes, dans le cadre de la convention de Montego Bay sur le droit de la mer, permettent, en cas de doute sur la nationalité d’un navire, d’envoyer une équipe de visite afin de contrôler la régularité de ses documents administratifs. Elles peuvent déboucher sur la fouille du bâtiment. C’est ainsi qu’en 2018, les bâtiments de la Marine nationale intégrés à la CTF 150 ont saisi près de 15 tonnes de drogues dans la zone.


·Coopération avec l’Espagne : entrainement entre le Saphir et le sous-marin Mistral

Du 10 avril au 12 avril 2019, le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Saphir a effectué sa phase de qualification de lutte anti sous-marine avec le sous-marin espagnolMistral de type Agosta.

Cet entraînement associé au stage de lutte anti navire constituent les étapes obligatoires avant que l’équipage du SNA soit qualifié opérationnel pour partir en mission. Ces phases s’étalent sur deux périodes de 72 heures, durant lesquelles le sous-marin effectue de nombreux exercices à la complexité croissante. La manœuvrabilité du sous-marin, ainsi que la réactivité générale sont évaluées par l’officier entraineur qui accompagne la progression de l’équipage et délivre in fine la qualification opérationnelle. L’opportunité de réaliser cette phase d’entrainement avec un sous-marin espagnol permet de maintenir les liens forts qui unissent nos deux marines.

En plus des occasions d’entraînement mutuel, l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque accueille un officier d’échange espagnol embarqué sur SNA et propose régulièrement une place pour le cours de commandement de sous-marin (COURCO).


·Entraînement mutuel entre les Bâtiments Hydrographiques BORDA et LA PEROUSE

Les bâtiments hydrographiques Borda et La Pérouse ont effectué cette semaine un exercice de remorquage au large de Saint-Malo.

Mené dans d’excellentes conditions d’environnement, l’exercice aura permis de constater les spécificités nautiques de chacun des bâtiments qui, bien qu’identiques en apparence, dérivent de façon différente.

Les BH étaient tous deux déployés au nord de la Bretagne au profit du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM). Ils améliorent la connaissance de la zone, notamment au profit des collectivités locales pour la prévention des submersions et pour préparer l’implantation d’éoliennes.

A l'issue de cet après-midi entre marins, le Borda poursuit sa mission au sud de Chausey alors que le La Pérouse met le cap sur le chenal d’accès du port d’Antifer.


Vivez marin !

·Mai 2019 : La Marine nationale fait escale à Tours

L’édition 2019 de la « Marine en escale » se déroulera à Tours au bord de la Loire les 11 et 12 mai prochain. Place Anatole France, les Tourangeaux auront l’occasion unique d’embarquer dans l’univers de la Marine nationale et de partager avec les marins présents la singularité de leur métier.

Depuis 2011, cet événement est organisé régulièrement dans une grande ville pour présenter la Marine et les métiers qu’elle propose à ceux qui sont installés loin des côtes françaises et des ports militaires.

Sur le village, les différentes facettes de la Marine nationale seront à découvrir : navale, sous-marine, aérienne et terrestre. Les visiteurs pourront assister à de nombreuses démonstrations dynamiques et participer à différentes animations et interactives (baptêmes de plongée, parcours commandos pour enfants, techniques de combat rapproché et chiens experts, matelotage, simulateur de Rafale Marine etc.).

La Bataillon de marins pompiers de Marseille effectuera des démonstrations de gestes qui sauvent et le Bagad de Lann-Bihoué sera présent pendant toute l’escale pour assurer une animation musicale.

Rendez-vous place Anatole France samedi 11 et dimanche 12 mai de 10h à 19h. Entrée gratuite : plus d’informations sur la page Facebook de l’événement.


·Le Muséum national d'Histoire naturelle organise un concours littéraire en partenariat avec la Marine Nationale ! Dans le cadre de l’exposition "Océan, une plongée insolite" le Muséum national d’Histoire naturelle organise un appel à écriture du 3 avril au 23 juin 2019 sur le thème de l’Océan.

➡️ Modalités d'inscription et règlement du concours par ici : https://urlz.fr/9nmJ. N’hésitez pas à participer et diffuser !



A vos agendas !

A noter : La fête de la mer et du littoral les 28-29-30 juin prochain. Plus d’informations prochainement. 

16 mai : Soirée Jazz au profit de l’ADOSM !

Plus d’informations sur le site, rubrique actualités !

22 mai : Journée du marin.

23 mai, 13h30 – 20h30: Colloque « Les enjeux géoéconomiques des Routes de la Soie »,

Organisé par le club HEC Géostratégies, l’association des auditeurs IHEDN Paris IDF et l’ANAJ-IHEDN

Présentation, programme et inscription en ouvrant ce lien.

Lieu : Ecole militaire, amphithéâtre Foch

Du 03 avril au 05 janvier 2020 : Exposition « Océan, une plongée insolite »Lieu d'exploration, réserve de biodiversité, source d'inspiration et de légendes, découvrez les facettes les plus étonnantes et les plus méconnues de l'océan !

La nouvelle grande exposition du Muséum au Jardin des Plantes nous plonge dans les profondeurs de l'océan !

Ce territoire qui recouvre 71% de la surface de la Terre abrite une immense biodiversité encore insoupçonnée. Au fil d'un parcours immersif, vous pourrez explorer des milieux insolites à la rencontre d'espèces aux caractéristiques étonnantes. 

Un voyage sous la surface qui invite à prendre conscience de la richesse du milieu marin et alerte sur les menaces que les activités humaines font peser sur lui.

Lieu : Grande Galerie de l’Evolution au Museum national d’Histoire naturelle

Plus d’infos : http://www.jardindesplantesdeparis.fr/fr/programme/galeries-jardins-zoo-bibliotheques/ocean-plongee-insolite-3681

Auteur :
Association AEN

Staff

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