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QUELQUES NOUVELLES DE LA MARINE (16 mai)

Actualité générale de l'Alliance Navale

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16/05/2020

Quelques éléments d’actualité 

Retrouvez en PJ les résultats des enquêtes sur le porte-avions ainsi que les auditions de Madame la ministre des Armées.

COVID-19, point d’étape par le chef d’état-major de la marine : retrouvez ici l’intégralité du message du chef d’état-major de la marine du 14 mai 2020.

COVID-19 : l'amiral Prazuck au BMPM

Le 30 avril, le CEMM s’est rendu à Marseille à la rencontre des marins pompiers.

Le chef d’état-major de la marine a rendu visite au bataillon des marins pompiers de Marseille, en première ligne face au COVID-19, auprès de la population marseillaise comme au sein de la Marine. Depuis le début de la crise, le BMPM a notamment contribué au transfert de patients corses à bord du PHA Tonnerre et aux prélèvements effectués à bord du Charles de Gaulle et du Chevalier Paul et arme le dispositif d’accueil à l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection.

La première partie de la visite du CEMM a d’ailleurs été consacrée à la présentation du dispositif mis en place à l’entrée de l’IHU. Dans un second temps, l’amiral Prazuck est allé au sein des centres d’incendie et de secours Saumaty et Plombières, où il s’est adressé aux marins pompiers. Il a salué leur résilience, leur créativité et leur combativité.

Le BMPM a présenté à l’amiral Prazuck l’ensemble des dispositifs mis en place dans le cadre du COVID-19, du protocole de désinfection d’un VSAV à la gestion des opérations, en passant par l’adaptation des rythmes au sein même des casernes.


Première plongée pour le Suffren

Du 27 au 29 avril 2020, le Suffren, premier sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de type Suffren a réalisé une première série d’essais à la mer au large de Cherbourg, dont des essais de propulsion et de plongée. Ces essais sont une étape importante dans la conduite du programme Barracuda, et permettront à la Direction générale de l’armement (DGA) et à la Marine nationale de confirmer la robustesse et l’efficacité du sous-marin construit par Naval Group -et par TechnicAtome pour sa chaufferie nucléaire- avant sa livraison.

Lundi 27 avril, le SNA Suffren a appareillé du bassin de Cachin de responsabilité DGA, avec le concours de la batellerie du service des moyens portuaires (SMP) de la base navale de Cherbourg. Accompagné d’un dispositif de protection mis œuvre avec la participation de toutes les composantes de la Marine nationale afin de garantir une bulle de sûreté, le Suffren a effectué ses premiers essais de propulsion en petite rade avant d’accoster au quai H3 de la base navale de Cherbourg en fin de journée.

Mardi 28 avril, le Suffren et son équipage ont appareillé du quai H3 en début de matinée et se sont dirigés vers le coffre du Becquet, en passant entre la pointe de la digue de Querqueville et le fort de l’Ouest, où il a effectué sa première plongée statique.

Après avoir passé la nuit sous l’eau, le Suffren a refait surface dans la matinée du mercredi 29 avril et a rejoint le bassin de Cachin à l’issue de cette première sortie.

Cette première sortie à la mer a été réalisée dans un cadre sanitaire adapté au contexte actuel d’épidémie de Covid 19. Elle s’inscrit dans la continuité des essais déjà réalisés à quai depuis plusieurs mois pour valider toutes les installations du sous-marin. Elle a été pilotée par la Direction générale de l’armement, et la Marine nationale pour la conduite du bâtiment, avec le soutien du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives et en lien étroit avec les industriels.

De samedi 2 mai au dimanche 3 mai, le Suffren a réalisé sa deuxième plongée destinée à tester principalement le système de combat.

Lundi 4 mai, le bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain (BSAM) Garonne a réalisé le premier entraînement au remorquage en mer avec le Suffren au large de Cherbourg. De par leur conception, les BSAM sont particulièrement adaptés aux missions de remorquage des SNA. Outre leur grande manœuvrabilité, ils sont en effet dotés d’une propulsion de 5 200 kilowatts qui leur assure toute la puissance nécessaire à ce type de remorquage.

La première montée des couleurs de l’équipage d’armement avait eu lieu le lundi 20 avril 2020.


Fin de mission en Méditerranée orientale pour la FREMM Provence

Le 22 février dernier, la frégate multi-missions (FREMM) Provence appareillait pour une mission en Méditerranée. S’inscrivant dans un cadre de présence quasi permanent de frégates françaises dans cette zone, la Provence, engagée depuis début mars dans l’opération CHAMMAL de lutte contre Daech, a ainsi contribué à la capacité d’appréciation autonome de situation de la France dans cette région.

Après dix jours de participation à l’exercice otanien "DYNAMIC MANTA" en mer ionienne, aux côtés de navires de sept nations alliées (Allemagne, Canada, Espagne, Etats-Unis, Grèce, Italie et Turquie) et de multiples moyens aéromaritimes, la Provence et son détachement Caïman Marine de la flottille 31F, ont rejoint le théâtre CHAMMAL pour entamer une patrouille active aux approches des côtes syriennes.

Une fois encore, la FREMM a démontré la pertinence de son concept et les capacités de ses senseurs : radar MFR (Héraklès multifonctions), guerre électronique, sonar de coque 4110 et sonar remorqué 4249, hélicoptère Caïman Marine, autant d’outils indispensables pour caractériser l’activité particulièrement dense sur le théâtre d’opérations. Durant plus de deux mois, nuits et jours, les opérateurs de la Provence se sont succédés pour capter ces flux, les traiter, débusquer les signaux faibles et en proposer des analyses.

Outre l’opération CHAMMAL, la Méditerranée orientale se caractérise par la richesse de ses ressources énergétiques et les tensions qu’elles suscitent. Par sa présence dans cette zone maritime, la Provence a contribué à mettre en évidence les activités irrégulières et à rappeler l’attachement de la France au droit maritime international, à la liberté de navigation et à la sécurisation des routes stratégiques, notamment vers le canal de Suez.

En parallèle des opérations, l’équipage a poursuivi sans relâche son entraînement (postes de combat, assauts de vive force, formation Nucléaire, Radiologique, Biologique et Chimique (NRBC), exercices incendie et voie d’eau, tirs, secourisme, treuillage, etc.) pour maintenir au plus haut niveau ses capacités de réactions, fidèle à sa devise Semper Paratus. Ces entraînements ont aussi été l’occasion d’exercices conjoints avec les forces régionales partenaires, notamment avec les Forces Armées Libanaises.

Dans le contexte de la crise du COVID-19, alors que des mesures très strictes étaient mises en place pour protéger l’équipage de tout risque de contamination, les escales se sont limitées aux manœuvres logistiques de ravitaillement en vivres, carburant, matériel. Les marins de la Provence ont su maintenir durant la mission un formidable esprit de cohésion.

A l’heure de passer le relais en Méditerranée orientale à la frégate de type La Fayette Aconit, ils peuvent être légitimement fiers d’avoir maintenu le cap pendant ces deux mois et assuré jusqu’au bout la mission qui leur était confiée.


Les missions continuent pour le GPD Atlantique

Malgré le confinement mis en place le 16 mars 2019, le Groupe de plongeurs démineurs (GPD) de l’Atlantique a poursuivi ses missions. A l’instar d’autres unités, le GPD est actuellement réparti en deux bordées, dites chaude et froide. Cette organisation lui permet de maintenir sans difficulté ses équipes d’astreinte chargées du traitement des engins explosifs historiques d’une part, et, d’autre part, des engins explosifs improvisés.

Si le nombre de découvertes a récemment diminué du fait de la fermeture des plages et de l’arrêt des activités de plaisance, les plongeurs sont cependant intervenus 10 fois dans le cadre de l’action de l’Etat en mer pour traiter 17 munitions.

Les conditions météorologiques devenues très favorables peu après le début du confinement, alliées à la baisse du nombre de découvertes fortuites, ont permis aux plongeurs de concentrer leurs ressources sur la rade et le goulet de Brest, contreminant ainsi chaque semaine plusieurs munitions historiques, telles qu’un obus de 320 millimètres. Le GPD Atlantique a également traité 5 obus localisés par un navire civil, tandis que 5 autres ont été détruits suite à la recherche menée sur l’épave du War Balloon au large du Conquet (29).

Au total, ce sont plus de 27 munitions qui ont été traitées par les plongeurs démineurs du GPD Atlantique pendant les huit semaines de confinement en France.

Enfin, afin de garantir leur capacité à intervenir, les plongeurs démineurs du GPD Atlantique ont également veillé à maintenir leur rythme d’entraînement. Des plongées de qualification en mer d’Iroise ont ainsi eu lieu chaque semaine, impliquant tous les secteurs du groupe et amenant les plongeurs à travailler jusqu’à une profondeur de 47 mètres.


La frégate Jean Bart participe à l’opération IRINI

Le 4 mai, la frégate anti-aérienne (FAA) Jean Bart a été déployée en Méditerranée centrale au profit de l’opération de l’Union européenne EUNAVFORMED IRINI. Lancée le 31 mars 2020, l’objectif principal de cette mission de prévention est de contribuer à l’application de la résolution de 2016 des Nations unies relative à l’embargo sur les armes à destination de la Libye (RCSNU 2292).

Pendant trois semaines, le bâtiment français patrouillera en Méditerranée centrale. Grâce à ses capacités importantes en matière de détection et de veille, notamment aérienne, la FAA Jean Bart contribuera à l’effort européen pour réduire les facteurs d’instabilité dans la région.

Quelques jours plus tôt, la frégate légère furtive (FLF) Aconit avait précédé le Jean Bart dans la zone alors qu’elle faisait route vers la Méditerranée orientale.

Sensible aux risques que les trafics humains, pétroliers et d’armement générés par crise libyenne font peser sur la stabilité régionale, la France s’est engagée dès 2015 avec ses partenaires européens dans l’opération de l’Union européenne de lutte contre le trafic de migrants en mer Méditerranée, baptisée EUNAVFORMED SOPHIA. En 2020, dans le contexte de la fin de l’opération EUNAVFORMED SOPHIA, la France poursuit donc son engagement aux côtés de ses partenaires de l’Union européenne dans le cadre de l’opération EUNAVFORMED IRINI.


La frégate multi-missions Languedoc patrouille en océan Indien

Après son transit dans le canal de Suez dans la nuit du 10 au 11 mai, la frégate multi missions (FREMM) Languedoc vient de rejoindre l’océan Indien en vue de relever la frégate de défense aérienne Forbin dans l'opération AGENOR de protection des intérêts européens dans le détroit d’Ormuz.

Cette opération intervient quelques semaines après que la FREMM a achevé son cycle d’entraînement opérationnel, avec un appareillage à Toulon le 25 avril. L’équipage B de la FREMM n’aura ainsi passé que deux semaines à quai depuis la prise en charge du bâtiment le 27 février dernier. En effet, après avoir terminé son cycle d’entraînement opérationnel, il a appareillé le 25 avril de Toulon pour sa première mission opérationnelle.

« C’est une véritable satisfaction de pouvoir mener nos premières opérations, d’abord en Méditerranée puis en océan Indien. Depuis sa création, l’équipage a relevé de nombreux défis pour être à la hauteur de l’exigence des opérations navales », affirme le capitaine de vaisseau Helluy, commandant l’équipage B de la FREMM Languedoc. Le dernier défi en date étant certainement celui du COVID-19, paramètre supplémentaire dans l’équation de la vie en mer. Mais l’équipage s’est rapidement adapté à son nouvel environnement et les procédures ont vite pris en compte les masques, les gels hydro-alcooliques, les gestes barrière et autres mesures de prévention sans qu’elles ne viennent perturber le déroulement de l'opération, tout en assurant la santé de l’équipage.

La FREMM Languedoc navigue désormais vers sa nouvelle opération : protéger les intérêts européens dans le détroit d’Ormuz dans le cadre de l'opération AGENOR lancée par la France et ses partenaires. Que ce soit en Méditerranée ou dans le détroit d’Ormuz, le déploiement de la frégate Languedoc montre ainsi l’attachement de la France à la sécurité maritime, à la liberté de navigation et au respect du droit international.


Vivez marin !

« Stratégie », le nouveau numéro des Etudes Marines est en ligne ! Retrouvez-le en intégralité en cliquant sur ce lien.  

Le 4e numéro de Périscope, la revue de presse stratégique du CESM, est en ligne ! ️ Au sommaire de ce numéro : L'Atlantique Nord, le golfe Arabo-Persique et les missiles hypersoniques… et bien d’autres sujets ! ➡️ Retrouvez la publication en pj. 

Découvrez le dossier « La filière maritime très mobilisée » dans la Revue « Entreprendre à l’international » n°610 Spécial Covid-19 (en pj).

Ce dossier coordonné par Marie-Noëlle Tiné-Dyèvre, capitaine de corvette de la réserve citoyenne, CCE animatrice du groupe d’expertise économie maritime des CCE, directrice du Cluster Maritime Français, présidente de WISTA France, propose deux entretiens avec :

- Philippe Louis-Dreyfus, président du Conseil de Surveillance de Louis-Dreyfus Armateurs et président du groupe d’expertise économie maritime des CCE 

- Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster Maritime Français et président de l’École nationale supérieure maritime


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